Voici pour ceux qui n’auraient pas pu écouter, ma 2e chronique pour Place de la Toile.
C’était vendredi 7 novembre vers 11h50.
N’hésitez pas à me faire des remarques ou des critiques.
Et sinon, j’ai passé le cercle polaire cet aprèm…
Voici pour ceux qui n’auraient pas pu écouter, ma 2e chronique pour Place de la Toile.
C’était vendredi 7 novembre vers 11h50.
N’hésitez pas à me faire des remarques ou des critiques.
Et sinon, j’ai passé le cercle polaire cet aprèm…
7 Commentaires pour "Cimetière 2.0, chronique de TMF sur France-Culture"
Un sujet bien de saison. Cette porte ouverte enfoncée, je risque un commentaire ultra-personnel mais, peut-être, partagé (je n’ai procédé à aucun sondage pour m’en assurer).
Sans Dieu à invoquer, réfractaire à toute consolation par une croyance à la métempsychose, je suis convaincue que la seule survie des morts est dans la mémoire des vivants. Quand plus personne ne se souvient de vous, vous êtes complètement mort.
Autrefois, les gens qui en avaient les moyens construisaient des monuments à leur mémoire et les pauvres retournaient à la poussière. Les fichiers qui circulent sur la toile peuvent être considérés comme des outils de survie, plus accessibles à plus de monde.
Survie fugace ? Oui, plus ou moins longue selon l’intérêt du témoignage. Imaginons que Victor Hugo ait pu écrire la “légende des siècles” sur le net. Ses vers auraient été repris et repris par une foule de lecteurs, comme ils sont restés dans des livres. La survie sera donc la même affaire par le net que par les autres outils. Le net apporte des moyens mais ne fera pas de miracle.
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Tristan dit le November 9th, 2008 @ 13:44 :
@Tipanda, “je suis convaincue que la seule survie des morts est dans la mémoire des vivants”, moi aussi.
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Moi je crois aux Univers Parallèles ~ genre Théorie M d’Edward Witten …
Sinon je considère avec beaucoup d’intérêt les Oeuvres que sont de nombreux sites Webs, mais pas encore reconnues comme telles. Certains sites tomberont dans l’oubli malgré la “notoriété” de leurs auteurs ~ à moins que quelques Pirates soient passés par là !
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Chronique aussi intéressante que la précédente, sauf que la semaine dernière on était dans la philosophie du net, là on est carrément dans l’ontologie du net…
Chronique intéressante pas tant dans son contenu que dans son objet, original tout en étant hyperpertinent: on rapproche le thème d’Internet avec celui de la Mort. Deux mondes antinomiques, deux thèmes étrangers l’un à l’autre puisque le premier est cybernétique alors que le second est organique, l’un est virtuel tandis que le second appartient au monde réel. Mais ces deux sujets se rejoignent par l’entremise de la métaphysique, de l’ontologie (qui s’appliquent en effet aussi bien au réel qu’au virtuel).
Le mérite te revient donc d’avoir su débusquer cet interstice inexploré qui existe entre High Tech et existence terrestre. La question de la mort des internautes est éludée car le net, espace virtuel, est de fait infini, atomistique et donc anonyme…
La question finale “quand vous visitez une page, etes vous certain que son auteur n’est pas mort?” est une très bonne question car en plus d’etre transcendentale, elle nous prend au dépourvu…
Au furet à mesure des années et maintenant des décennies d’existence d’Internet, se pose la question des “friches cybernétiques”, ces millions de pages et de sites laissées en jachère, sans traitement, ni supervision ni régulation d’ensemble. Cette masse de “pages mortes” devrait s’accroitre presque exponentiellement, devenant une sorte de sous-web, en nébuleuse.
Une analogie me vient immédiatement à l’esprit: ces debris, vieux sattelites et vaisseaux vides qui errent dans l’espace, et dont la quantité s’accroit au fil du temps. Le schéma est un peu le meme que pour les sites, blogs et traces numériques dont les auteurs ont disparu de la circulation, sans etre forcément morts. Dans les deux cas, il n’y a pas d’objection “technique” à la présence de ces éléments inactifs, mais la multiplication de ces derniers devrait poser à l’avenir des problèmes importants, et insoupconnés…
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Pourquoi faudrait-il supprimer les pages des disparus ? Détruit-on les ouvrages publiés par des auteurs partis de ce monde ?
Désolé, mais nos traces sur le web sont à l’image de nos traces dans ce monde: éphémères pour la plupart. Le web n’est qu’un moyen de communication et de stockage moderne; sur le principe, rien ne change.
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bonjour
chronique stimulante, merci
juste une précision: morbide = maladif (et non : ayant trait à la mort)
a tout bientot
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A ce sujet, lire : “Stef” sur
http://texticules.over-blog.fr/
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