Les nonistes semblent porter haut et fort les bienfaits du referendum. Surtout après la catharsis du non irlandais.
Dans cette joie (que je leur souhaite longue et porteuse de plan B), ils semblent oublier l’importance aujourd’hui plus qu’hier, de la démocratie représentative (celle qui fait que ce sont les parlementaires qui votent, par exemple un traité). La France est (en gros) une démocratie représentative, avec deux grosses exceptions : le président qui est élu au suffrage universel (j’ai toujours été contre préférant qu’il soit élu par le parlement) et les referendums (dont la nature m’a toujours inquiété, soit que la question soit mal posée, soit qu’on réponde à côté).
Dans ces deux cas, lorsqu’on demande l’avis du peuple, eh bien on tombe dans les travers de la démocratie d’opinion. Celle-là même qui nous ferait reprendre la peine de mort après chaque viol de mineur. La démocratie représentative, elle, tend à casser le diktat de l’événement médiatique, avec son lot de confusions, de pulsions irrationnelles, de simplifications, d’amalgames et impose justement aux injonctions populaires, un temps de réflexion essentiel. Voter à chaud, c’est toujours mauvais pour la démocratie.
Se plier à l’opinion du peuple, ce n’est pas une garantie, c’est un risque. Le jeu de la représentation est un processus démocratique, ne l’oublions pas. Les parlementaires ont un rôle important à jouer surtout aujourd’hui alors que la pression médiatique est à son comble et que la démocratie d’opinion règne en maître.
Et si on arrêtait tout simplement les referendums ?
[d'ailleurs si on faisait un referendum sur ce billet, le non l'emporterait, alors, bon, moyen les referendums] ;)

47 Commentaires pour "L’après Irlande : et si on arrêtait les referendums ?"
Ou bien il faudrait supprimer les référendums en période de crise économique. La crise des subprimes n’est certes pas la faute de l’Europe, mais elle a bien mis du plomb dans l’aile au “miracle” irlandais… Ça n’incite pas les gens à avoir confiance dans l’avenir.
Tristan a répondu le June 15th, 2008 @ 19:57 :
“Ou bien il faudrait supprimer les référendums en période de crise économique.”
On tente un referendum sur la question ? ;)
Vincent Perrier-Trudov a répondu le June 17th, 2008 @ 16:53 :
De toutes façons, il faut relancer la question institutionnelle par une initiative des parlementaires. Et l’idéal, ce serait que ceux qui seront élus l’année prochaine s’emparent du sujet.
Plus personne ne pourrait contester la légitimité démocratique des mécanismes institutionnels qu’ils proposeraient.
http://vincentperriertrudov.wordpress.com/
ender a répondu le June 17th, 2008 @ 17:20 :
les peuples ont peure d un gouvernement européen bureaucratique anonyme qui peux les briser comme une machine inconsciente pourquoi ne pas prendre comme hipotèse de travail une capitale européenne ou siégerai un gouvernement composé des présidents de chaque nations ce gouvernement pourrait laisser une très large autonomie aux nations tout en assurent le contrôle de la banque centrale d’une partie de la défense du contrôle des frontières extérieures et douane de la libre circulation des personnes et des biens chaque nations a des députés et élus qui sont proche de leurs peuple.
Oui effectivement, la voie referendaire peut (legitimement) donner l’illusion d’une democratie totale, sans entrave, mais c’est du trompe l’oeil idealiste, du populisme feutré, qui neglige par ailleurs le bien-fonde des mediations institutionnelles traditionnelles: Parlement… (ps c’est pas mon idée perso)
aladin a répondu le June 17th, 2008 @ 8:53 :
oui , excellent article, il ne manque que la conclusion qui s impose, les peuples sont vraiment des cons et il ne faut jamais leur donner la parole,
cet elitisme est navrant
Pour que la démocratie ne pâtisse plus des pulsions barbares du peuple victime de ses préjugés, je suggère de faire élire les parlementaires par d’autres parlementaires, et d’autoriser les seuls titulaires d’un bac +5 à voter (ou d’un salaire supérieur à 3000 euros
par mois).
Plus sérieusement, le référendum est en effet utilisé à chaud pour légitimer le pouvoir d’une personne contre les institutions. Ce qui est à revoir, ce n’est pas le référendum en tant que tel, mais le fait qu’il soit à l’initiative du président (officiellement sur proposition du gouvernement). Les deux chambres peuvent aussi, sur proposition commune, être à l’initiative d’un référendum, mais je ne crois pas qu’on ait déjà vu ça. NB : le référendum est contraire à la constitution allemande depuis Hitler.
Par contre, dans le cas du traité de Lisbonne, heureusement qu’il y a eu au moins un référendum. Les artisans de ce texte ne peuvent vraiment s’en prendre qu’à eux même. Comment faire passer un pavé de 350 pages pour un traité simplifié qui n’est qu’une photocopie du TCE ?
L’Europe a plus que jamais besoin de transparence et de démocratie pour se rafistoler. Je rêve d’une charte type “bill of rights”, avec une 20taine de principes fondamentaux et démocratiques, (droits de l’homme, mode de scrutin du parlement, du président…). On le ferait adopter à coup sûr à l’unanimité dans toute l’Europe. Si l’Europe faisait, ne serait-ce qu’un temps, passer le politique et les valeurs fondamentales avant les accords économiques imbuvables, on aurait une base solide pour faire ce que l’on veut et on gagnerait defacto crédibilité vis à vis du reste du monde.
Pour conclure, plutôt que d’interdire les référendums sous prétexte que les gens sont cons, il faudrait interdire les référendums qui prennent les gens pour des cons.
Tristan a répondu le June 15th, 2008 @ 21:50 :
“Les artisans de ce texte ne peuvent vraiment s’en prendre qu’à eux même.” je suis parfaitement d’accord avec toi. Moi c’est juste la forme de la question que je trouve ubuesque : oui ou non à 350 pages…
Je dis pas que le peuple est con (j’en fais parti ;) ) mais que cette façon de l’interpeller ne marche pas.
Pour la charte dont tu parles et que j’aimerais aussi, si on la soumet à référendum dans chaque pays (et qu’il faut l’unanimité maintenant qu’on est revenu au traité de nice), t’es sur qu’elle a une chance, même infime ?
Je trouve ton NB très significatif.
dawagne a répondu le June 16th, 2008 @ 0:57 :
D’accord? mais avec les fautes d’haurthograffes et de phrenssais en moins (hihihi!). Non, personnellement, n’ayant pas le droit de m’exprimer autrement que par un vote idiot, tous les 4 ans, qui ramène, quoiqu’il en soit les mêmes crapules socialistes au pouvoir (je vis dans une ville qui devrait s’appeler Scandaalstad et non Charleroi), situation qui a pour résultat que dans le seul pays européen où le vote est obligatoire et l’abstention sanctionnée pénalement - et oui, les démocraties populaires, celà subsiste- il y a un maximum de citoyens qui ne vont plus aux urnes - on ne peut pas poursuivre 400.000 personnes devant les tribunaux répressifs, d’autant qu’il y a des malfaisants (dont je suis) qui risqueraient de dire tout haut ce que les autres n’ont pas les couilles d’exprimer-, il me serait agréable que l’on me donne, une fois ou l’autre, le droit de m’exprimer réellement. Vous aimez l’Europe, vous autres Français? Mon c… Vous avez été les premiers à voter contre et elle ne vous intéresse que si elle est avant tout française. C’est perdre de vue que le l’Europe ne sera jamais française et sera de moins en moins francophone. Vous appréciez l’eurocratie imbécile qui impose l’ouverture des frontières à tous le monde??? Evidemment, Sarko oublie le plombier polonais, invention typiquement française!! Mais les immigrés roumains, bulgares, ex yougoslaves et, demains, autres et multiples… Personnellement, je dis BRAVO LES IRLANDAIS. Ils étaient appelés à dire oui ou non et ils ont décidé. Vous les critiquez maintenant et il y a quelques années, vous avez fait la même chose, en revendiquant haut et fort votre droit de décider contre l’Europe. Allez donc maintenant à la m…
aladin a répondu le June 17th, 2008 @ 9:39 :
scandaalstaad!!!!!!!
ce post sent le flaminguant
( je dis “sent pour ne pas etre vulgaire , mais vos propos sont limites
vous devriez vous demandez pourquoi est ce que de plus en plus d organisme internationaux regarde la flandre comme une petite allemagne, juste avant les années 40?
interdictions pour des enfants de parler le français dans une plaine de jeux flamande,
code d habitation qui donne la priorité au neerlandophone pour acquerir une habitation en flandre
non nomination de bourgemestre( equivalent de maire) depuis des mois alors qu ils ont été démocratiquement élut par pres de 80/100 des votants et ce uniquement parcqu il auraient osé envoyé des convoquation pour les éléctions dans une langue autre que la langue neerlandaise
j en passe et des meilleures( des pires)
Meguini a répondu le June 16th, 2008 @ 2:56 :
Il sera toujours plus facile d’obtenir l’unanimité que de remplacer les Irlandais (par des Belges ?). Il faut convaincre en politique…
…ou alors faire la guerre, faut voir avec kouchner mais je crois que ça ne doit pas être plus compliqué que d’envahir l’Iran, et en plus c’est moins loin. Nos soldats pourront rentrer le week-end, dans la foulé on attaque la Grande Bretagne ! C’est quand même plus simple que d’apprendre l’anglais.
Win the yes need the no to win against the no.
J.P. Raffarin
Pourquoi on serai moins con que ceux qui nous gouverne ?
Fabien13 a répondu le June 16th, 2008 @ 9:24 :
Et oui, je suis entierement d’accord avec Tristan : “plutôt que d’interdire les référendums sous prétexte que les gens sont cons, il faudrait interdire les référendums qui prennent les gens pour des cons”. D’abord parce que le fameux
traite allege version Sarkozy comporte plus d’articles que le defunt traite constitutionnel. Ensuite parce que meme le premier ministre irlandais a avoue ne
pas avoir lu le texte parce qu’il etait trop complique !!! Comme le disait si bien Coluche “il ne faut pas prendre les gens que pour des cons”. Trop c’est vraiment
trop !!!!
Anonymous a répondu le June 16th, 2008 @ 15:26 :
100% d’accord avec toi.
Je pense que le gouvernement Jospin a une grande responsabilité dans la crise actuelle de l’Europe. Pour ma part, je me range complètement derrière les idées défendues par Pierre Larrouturou (et pas uniquement pour sa vision de l’Europe). Je pense que si on essayaiy de construire l’Europe sociale avec un hissement vers le haut (et non pas vers le bas), tous les pays votant par referendums adopteraient le traité.
La Suisse, tout petit pays, à côté de la France, au coeur géographique (ou presque) de l’UE, mange du référendum 3 à 4 fois par année.
Les objets sont soit amenés par le parlement, soit par la voie populaire, c’est à dire qu’un collectif de citoyens (associations, groupe politique ou autre) rassemble un nombre requis de signature, donnant lieu à un référendum.
Et pourtant, dans ce pays qui est malheureusement aussi touché par les viols, la peine de mort n’a pas été rétablie pour autant. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a aucun suisse qui ne voudrait pas voir cette peine rétablie, simplement, jusqu’à aujourd’hui, il n’y a aucune proposition du parlement dans ce sens, et c’est peu probable qu’il le fasse, et jamais aucun collectif n’a eu cette idée.
C’est donc un raccourci un peu rapide que de dire qu’un référendum peut être influencé par le problème du moment et donc, à mettre de côté… En l’occurence, la démocratie d’opinion peut avoir des travers, mais les gens avec un grand G ne représentent surement pas la majorité de ces travers.
De plus, et là je met le problème de la peine de mort de côté, les idées du moment peuvent permettre à faire avancer les choses. Ne réduisons pas le simple vote irlandais à une idée purement irlandaise.
Je ne suis pas un pro européen, ni un anti.
En 2005, j’avais voté “oui”. Et une majorité de français a voté “non”. Les hollandais ont suivi peu après.
Peut-être que ce “non” irlandais serait la meilleure opportunité qu’il n’ait jamais été donné aux élites de Bruxelles de repenser tout cela, qu’il s’agit bel et bien de 500 millions d’européens, et non pas de 4 millions de buveurs de Guiness. Il y a beau y avoir 27 pays, je pense que les gens aspirent à peu près tous à la même chose. Aujourd’hui, on ne sait absolument pas dire ce que pense la majorité de citoyens européens… Et les problèmes du moment doivent être pris en compte, pour mieux appréhender ceux de demain et pour nuancer les idées d’hier sur l’Europe. Tout change.
Comme ça a été écrit par un autre lecteur, je rêve moi aussi d’un texte simple, fixant les grandes piliers d’une Europe unie autour des différences de tous les peuples européens. On s’en fout qu’il faille uniformiser la TVA, les taxes, les droits douaniers. Il faut le faire, certes, mais on a le temps. Peut-être qu’en amenant d’abord des valeurs que tout le monde peut comprendre, ce serait plus simple de faire passer des idées. Quand on a parlé du traité de Maastricht en 1992, le référendum est passé. Il me semble que c’était clair pour les français.
Ahmed a répondu le June 16th, 2008 @ 14:23 :
Ils sont 12 les Suisses, s’il rétablissent la peine de mort…
…mais ça me donne une idée on a qu’a les envahir eux aussi en plus on parle déjà le suisse romand.
loupblanc a répondu le June 16th, 2008 @ 14:34 :
hehehe
loupblanc a répondu le June 16th, 2008 @ 15:07 :
ok, tant mieux, car je ne pouvais pas prendre ma journée demain, à ce soir, mecton :)
Trop de démocratie tue la démocratie.
Lotreamont a répondu le June 15th, 2008 @ 22:22 :
oui des fois un dictateur éclairé, ca peut etre preferable.
Sur la démocratie représentative :
- à l’assemblée, deux partis détiennent à eux seuls 90% des sièges
- le Sénat est éternellement au centre-droit
Et même si nos députés sont majoritaitement ouiistes, ce genre de débat n’est pas abordé pendant la campagne… (les candidats se sont pour la plupart bien gardés de dire qu’ils se prononceraient contre l’organiation d’un référendum sur Lisbonne)
Et voter une loi répressive sous le coup de l’émotion, nos députés le font très bien sans référendum…
Sur les référendums :
Un sujet que je connais bien, pour l’avoir étudié pour mes articles sur l’UDC, est celui de la démocratie directe suisse.
En Suisse, les lois fédérales peuvent être soumises au référendum, obligatoirement pour les plus importantes, facultativement pour les autres (si un nombre suffisant de citoyens le réclament). Il y a également les référendums d’initiative populaire (si un texte recueille un nombre suffisant de signatures).
De plus, certains de ces référendums nécessitent, en plus de la majorité des votants, que la majorité de cantons disent oui.
Et ça marche très bien comme ça.
Certes, ça empêche de virer certains archaïsmes, mais ça permet aussi de voter l’adhésion à l’ONU, ou un moratoire de 5 ans sur les OGM… (et la longueur du processus empêche les référendums à chaud)
Et à vrai dire, je vois pas très bien le rapport entre un traité européen et la peine de mort…C’est quoi le truc à chaud qui ferait mal voter (= voter non) les peuples ?
j’ai une idee: organiser un referendum sur la suppression du referendum.
comme il y a trop de cons en France, si on arretait la democratie, comme ça pani probleme
ce n’est pas le réferendum qu’il faut interdire…pourquoi laisser aux seuls députés ou autres sénateurs le droit de décider pour le peuple….surtout en ce qui concerne l’europe. ce qu’il faut justement c’est entrainer les gens leur faire prendre conscience de ce que peut être l’europe,s’ils veulent vraiment la faire.Les gens ne sont pas “cons” si on leur explique clairement les choses, ils comprennent et surtout si on leur demande quel sorte d’europe ils veulent
ou si on interdisait aux suissses leurs “votations” ??
hmm ?
si on doit attendre que nos représentants aient de la sagesse et respectent leurs engagements, autant compter les dents des poules !!
L’éternelle question de la légitimité du peuple à disposer de lui-même. Aristote se posait déjà la question dans sa classification des gouvernements vertueux (thème repris plus tard par Machiavel dans le Prince).
Car ne l’oublions pas, la théorie veut que les assemblées et le gouvernement ne tiennent leur pouvoir que du peuple qui leur délègue l’autorité. De manière assez manichéenne il est vrai, on se retrouve alors dans les faits face à deux types de gouvernement au sens aristotélicien : l’aristocratie (une élite - intellectuelle ? - gouvernant dans l’intérêt commun) et l’oligarchie (un petit nombre gouvernant pour dans son seul intérêt).
Dire que nous sommes en démocratie est se bercer d’illusion. Ai-je en tant que citoyen le pouvoir de proposer une loi, d’en vérifier et d’en assurer l’application ? La réponse est assurément négative puisque je ne dispose d’aucun moyen coercitif. Au mieux puis-je envoyer une lettre de suggestion à un député, porter plainte contre une personne qui ne respecterait pas une loi si j’y ai un intérêt réel et subis un réel préjudice. Avec l’incertitude du résultat et les frais que représentent ces démarches…
Reste le problème de la confiance à accorder à nos représentants et d’aucuns diront que nombre d’affaires, de gaspillages, d’erreurs imputables à nos gouvernants ne trouveront jamais réelles réparations. Remarquons cependant que si nos représentants et gouvernants étaient comptables de leurs errances, peu seraient encore en exercice, voire en liberté…
Maintenant que dire du peuple ? A-t-il la capacité (intellectuelle), les connaissances, le discernement suffisants pour décider de l’avenir non seulement de son devenir mais de celui de tout un continent. On se souviendra de cette étude universitaire anglaise qui crédite notre intellect gaulois d’un QI de 94 en moyenne. Mais après tout, le président sortant américain n’insinuait-il pas que le pire des cancres peut gouverner les Etats Unis (cf. le documentaire “Le Monde selon Bush”). Quel citoyen peut se prévaloir d’avoir les connaissances suffisantes pour comprendre l’ensemble des rouages économiques, historiques, philosophiques et tout simplement humains régissant le devenir de tous et de chacun ? Nos énarques malgré les cohortes de conseillers techniques font montre de leur impuissance à redresser une situation qui les dépasse depuis la première crise pétrolière. Quid alors du citoyen lambda dont on sait qu’il ne maîtrise pas les fondamentaux éducatifs (sic !).
Mais surtout les citoyens (de même que nos gouvernants) sont ils conscients que l’intérêt commun n’est pas la somme des intérêts particuliers ? Nombre de reportages semblent montrer le contraire. Il suffit d’entendre les doléances des quelques syndicats non représentatifs - faut il le rappeler - de la majorité des travailleurs. Il suffit d’écouter les plaintes des consommateurs dont l’un réclamera plus d’aide au prétexte qu’il a trois enfants (l’a-t-on contraint à en faire, après tout il paye proportionnellement moins d’impôts qu’un célibataire et bénéficie des aides sociales). Il suffit de pêcher au filet les demandes d’une corporation une baisse particulière d’impôts (TIPP et TVA) sans réfléchir par exemple que nombre de travailleurs dépendent du pétrole, ne sont en rien remboursés de la hausse de celui-ci et au final financeront l’avantage fiscal qui sera accordé à ce corps de métier.
Alors que dire du referendum ? N’est il pas qu’une vaste fumisterie ? Primo, rappelons qu’aux termes de la constitution de 58, le référendum n’a qu’une valeur consultative. Secundo et de facto, une petite manipulation législative ou gouvernementale post référendaire peut occulter la voix du peuple. Outre son coût (puisqu’il s’agit de faire la chasse aux gaspillages), la légitimité de son existence prend alors un méchant coup. Alors pourquoi le conserver ? Peut être pour donner l’impression à un peuple soupe au lait (après tout n’a-t-il pas sur un coup de tête fait perdre la leur à ses souverains) la sensation qu’il dispose encore de lui-même.
Au delà du problème référendaire se pose celui de la détention du pouvoir. Le peuple en est il de facto détenteur ou sujet ? La pratique rend elle caduque la théorie voulant que nous soyons en démocratie ? Les mots semblent bien plus important que les faits, l’apparence que l’action. Seules les quatre prochaines années nous diront si le déni de pouvoir constatable de fait sur la question européenne se justifie, si finalement la démocratie (gouvernement du peuple dans l’intérêt commun) doit céder le pas à l’aristocratie politique.
Fab a répondu le July 6th, 2008 @ 9:49 :
+1
concernant la légitimité de la prise en compte de l’opinion du peuple via referundum Vs décision par voie parlementaire, je pense qu’il ne s’agit pas la d’éducation ou d’intelligence du citoyen, il s’agit surtout d’intéret et de temps que le citoyen lambda va pouvoir ou vouloir porter à la question posée… ce a quoi on peut opposer une suposée spécialisation des élus dont c’est le métier (ou la fonction), ils ont donc la possibilité (et le devoir) d’étudier en détail (avec en plus des conseillers et des assistants)ce qui les rends mieux informés et donc plus aptes a prendre ce genre de décisions. (c’est le principe de la démocratie parlementaire.)
Je parie tout ce que j’ai et même plus que si le oui était passé en France en 2005, et en Irlande en 2008, Tristan n’aurait pas fait un papier pour dire à quel point les référendums n’ont pas de sens. Me trompe-je ?
Vous parlez de “democratie representative”, de “democratie d’opinion” vous pouvez en inventer des milliers de “democraties” ! Si vous y reflechissez bien, le mot Democratie se suffit a lui même et n’a en aucun cas besoin d’etre décliné !
Il semblerait que pour vous la democratie a atteind ses limites des lors que la volonté populaire n’est plus en accord avec vos idées.
Vous démontrez dans votre article que vous n’êtes pas un démocrate.
[...] amélioré que j’ai laissé sur la dernière note de Tristan, qui se pose la question suivante « L’après-Irlande : et si on arrêtait les referendums ? ». Je vous suggère d’aller jeter un coup d’œil au débat [...]
Chaque fois qu’il y a un référendum, il me revient un souvenir ému de mes études de grec, plus précisément, des mésaventures d’un homme politique athénien : Aristide Le Juste. Ses contemporains lui avaient donné ce surnom à cause de sa profonde intégrité.
Allons bon, direz-vous, que rapport avec le référendum ?
Petit rappel. Athènes, où est née la démocratie, a expérimenté quelques pratiques destinées à donner la parole et le pouvoir au peuple (tiens, tiens, ça rappelle des politiques d’aujourd’hui …) Ils n’ont pas eu besoin de créer le référendum, les dimensions de la cité permettaient de rassembler tous les citoyens en un même lieu pour demander leur avis. Craignant les tentatives de Rrise du pouvoir qui auraient mis la démocratie en danger, ils ont mis au point ce qui leur paraissait un summum de décision populaire : l’ostracisme.
Lorsqu’un Athénien soupçonnait l’un d’entre eux de fomenter ce que nous appellerions un coup d’état, il rassemblait les citoyens et leur demandait, sil leur semblait qu’un homme mettait la démocratie en danger, d’écrire son nom sur une sorte de jeton (on utilisait un tesson de poterie “ostrakon”, d’où le mot ostracisme).
L’invention se retourna très vite contre son but ; lorsqu’un ambitieux voulait prendre le pouvoir, il fomentait une rumeur accusant les hommes de valeur susceptibles de lui barrer la route, l’assemblée des citoyens l’ostracisait et le candidat dictateur n’avait plus qu’à ramasser le pouvoir sur une cité qui se livrait sans défense. Pas besoin de révolte ; il suffisait de manipuler le peuple. Evidemment, Aristide, l’honnêteté personnifiée fut ostracisé suite aux manigances d’un démagogue.( L’histoire a conservé une anecdote montrant jusqu’où il poussait le respect de la démocratie : un homme qui ne le connaissait pas l’a abordé pour lui demander de remplir son “ostrakon” à sa place, il ne savait pas écrire ; Aristide lui demanda quel nom il fallait écrire, l’homme répondit “Aristide”. Ce fut fait.)
Rassurez-vous, lorsque l’homme providentiel eût fait la preuve de son incompétence et de sa nocivité, les citoyens rappelèrent Aristide. -
Les travers du référendum en particulier et de la “démocratie directe” en général me rappelle furieusement la mésaventure d’Aristide. je crois aussi me rappeler que c’était un des principaux arguments des opposants à la Vème république. Les hallucinantes “votations” soumises à intervalles réguliers aux Suisses sont une autre illustration de l’amour des démagogues pour le suffrage universel instrumentalisé.
Il faut dire, à la décharge des Irlandais, que la démocratie est une pratique récente chez eux. Le temps qu’ils expérimentent quelques traquenards, on peut espérer qu’ils “rappellent Aristide”.
Le cas de Français est plus préoccupant. L’histoire aurait dû leur profiter.
Apparemment, ils n’ont rien appris et les démagogues ont encore de beaux jours devant eux.
florent a répondu le June 17th, 2008 @ 11:32 :
interessant. Mise à part ce passionant cours d’histoire. tu proposes quoi ?
La démocratie a hélàs un gros problème : il faut des gens instruits pour la servir, des gens qui pensent par eux même.
Ainsi on aurait évité qu’un homme inculte condamne Aristide, ou que des allemands se soient passionnés pour un homme qui parlait bien et soit charismatique. De même regardons qui a voté pour Bush et sa guerre ? Pas véritablement les zones les plus “cultivés” !
La démocratie nécessite des gens qui s’y interessent et reflechissent par eux meme. Mon “non” au référendum de l’europe était motivé par ce que ce texte était dangereux pour la démocratie à mon sens. Je regrette que beaucoup ont dit “non” ou “oui” parce qu’on le leur demandait ! Voila la pierre d’achoppement de la démocratie : suivre aveuglement une demande de vote (cela ne vous fait pas penser à nos parlementaires ?)
Il est épatant comment la “democratie représentative” vous semble la meilleure !
Et ce qui m’étonne le plus c’est de voir a quel point vous croyez et suivez cette “démocratie” française.
J’aimerais juste vous rappeller que la démocratie représentative francaise est basée sur des députés autonome représentant une partie du téritoire francais. Chaque député et libre de ses opinions et de ses idées.
Aujourd’hui dans l’hémicycle il n’y a pas 577 députés mais entre 3 et 5 partis politiques. Chose qui n’a RIEN a voir avec l’assemblée telle qu’elle a été crée pour un démocratie représentative…
Les 5 partis se disent représentatifs alors qu’ils n’ont aucune légitimité autre que celle qu’ils se donnent frace aux médias.
Un député n’a souvent pas la moindre idée de se qui se passe en local dans sa circonscription et se fout bien de faire remonter les problemes de ses administrés.
Et le pire de tous c’est que qu’elle que soit son idée sur une lois, un projet de loi il DOIT voter comme son chef de file le lui dit.
3 fois depuis la 5ieme république un groupe n’a pas voté en cohérence avec son chef de file au point de rejeter un porjet de loi. La 3ieme fois etait recement sur une loi qui a été votée lors d’un autre présentation… Bizare que des gens opposés a une loi deviennent d’un coup en faveur du meme texte.
Sauf si on leur fait comprendre que c’est ca ou dehors…
Lors des elections tout le monde voit, et les medias s’en font une joie de relayer l’info, a quel point les discussions ne sont axées que sur la garde du pouvoir et non sur les idées !
Le modem a choqué recement en s’alliant tantot a droite tantot a gauche, inexplicable selon les politique ..
Naturel si l’on se focalise sur le boulot des elus : représenter et servir.
Alors votre vision de la démocratie représentative, il faudra la revoir et penser que finalement aujourd’hui en France nous ne somme pas en democratie mais en “dictature” légère. ( 1 homme, son parti et tout est sous controle … )
J’ai un peu de mal à le croire. Arreter les référundums. Mais supprimer le droit de vote aussi, rétablisser la monarchie pendant que vous êtes chauds.
J’ai une autre alternatives, et si on choisissez des politiciens qui fasse de la politique (au sens reel du termes)
BIIIIIIIIIP
Mauvaise réponse
Mettre fin aux référendums, surtout dans le cas de l’Union Européenne, c’est lui dessiner une énorme cible avec au dessus écrit „achevez moi“ en néons fluos clignotants.
Il y a plusieurs problèmes à sanctifier la démocratie repéresentative:
Tout d’abord, les élus ne sont nécessairement pas plus futés que le commun des mortels: la crise des subprimes: pas vus venir (alors que dès que mon père et moi avons vu les prix pratiqués à San Francisco en 2002, on s’est dit en cœur, „ça va péter, ça va péter“, tellement l’inflation de ceux-ci était excessive). La crise alimentaire, pas vu venir, la canicule, pas vu venir (alors qu’en février 2003 mon grand-père me disais que l’été à venir allait battre des records: le gouvernement, le parlement, les batteries d’experts, battus par un retraité de météo-France), les conséquences de la guerre en Irak, pas vu venir (et une bonne part de l’intelligenstia française a commencé par applaudir en traitant ceux qui n’étaient pas d’accord d’anti-américains et de „collaborateurs du fascisme vert“), Les émeutes de 2005, pas vu venir (bon, techniquement, Jean Poperen et
Kofi Yamgnane ont averti au sortir des émeutes de Los Angeles de 1992 qu’un de ces quatre la France y aurait droit elle aussi… ils ont été vachement écoutés), et sa continue: Le paquet fiscal va pas marcher, Sarko le lance quand même, la corruption du régime chinois engendre des tensions ethniques et sociales grandissantes, sans compter les problèmes écologiques et une économie qui risque en permanance de péter à la figure du monde, mais c’est pas grave, raffarin et Mélanchon accusent de racisme quiconque ne rêve pas de faire une fellation à Hu Jintao.
Par dessus le marché, la démocratie représentative ne garantie pas les décisions prise à la va vite (loi sécuritaires qui s’accumulent et qui ne marchent pas), ni les effets de foule au sein même des députés (le congrès US et la guerre en Irak). Par dessus le marché, on voit souvent apparaître des décisions politiques apparement basées sur l’affect, précisément parceque nos grands leaders sont trop souvent persuadés d’être capable de contrôler l’opinion (toute la politique de Sarko et basée sur sa certitude qu’il arrivera au bout du compte à couillonner l’opinion).
Enfin, je te ferai remarquer que de César à Hitler, l’histoire est remplie de dictateurs parvenus au pouvoir grâce aux disfonctionnements de démocraties représentatives parlementaires.
Par dessus le marché, refuser les référendums, c’est apporter de l’eau au moulin des populistes: ils peuvent alors passer leur temps à hurler au déni de démocratie, à la méchante élite qui méprise le peuple et vous tout décider à sa place et gagner ainsi des votes sur cet argument histoire de parasiter davantage encore le système.
Ce qui pose problème dans ce genre de référendums, ce n’est pas le référendum en lui même, c’est le fait que ceux qui veulent l’instrumentaliser n’ont aucun remord à mentir. Au lieu de dire „à bas le référendum“, il vaudrait mieux que les pro-européens apprenent à pointer du doigt les hypocrisies des eurosceptiques (le fait que l’extrême gauche et De Villier ont voté les décisions de Bolkensten avant de faire campagne contre celles-ci, que la droite aime instrumentaliser la „menace“ islamiste dela Turquie en omettant de dire que l’UMP et l’AKP sont des partis frères, que Pervanche Beres a appelé contre le TCE qu’elle a co-écrit parce qu’elle était Fabiusienne, et qu’à ce moment là, Fabius appelait à voter Non dans l’espoir d’acheter la complaisance de l’extrême gauche (la même qui vote avec l’extrême droite dès que les caméras ne sont pas tournées sur le Parlement de Strasbourg) en vue des présidentielles -avec l’intention de faire le même coup que Sarko, à savoir le même texte que le TCE, mais validé par les chancelleries seules, s’il venait à être élu-, le fait que quand le Oui était en tête dans les sondages, bon nombres de millitants du non disaient que de toute manière le peuple était débile et manipulable -parce que bon, un noniste, ça peut aussi être TRÈS élitiste- etc…) en s’abstenant de faire comme Cohn-Bendict et de péter un câble au pire moment.
P.S: concernant les référendums en Allemagne, ils sont légaux á l’échelle des Landers, et les verts Allemands millitent pour l’instauration d’un référendum européen: Il n’y a donc pas d’interdiction totale du référendum en Allemagne (et les référendums hitlériens ne comptent pas, étant donné que les nazis assassinaient au préalable ceux qui affirmaient ne pas vouloir voter comme eux, le processus n’était pas ce qu’il y a de plus démocratique).
P.P.S: La suisse mange du référendum, certes, mais avec 50% de participation moyenne aux élections et référendums et une extrême droite qui ne cherche même pas à cacher ses rêves de nettoyage ethnique qui tourne à 30%, ce n’est pas vraiment un modèle
P.P.P.S: Dans le cas de l’assemblée française, on a une assemblée élue par circonscriptions,mais on peut faire comme les Israélien, avoir un parlement 100% élu sur un scrutin de liste: comme ça, dès que les ministres de centre-droit auront peur pour leur voiture avec chauffeur, ils iront faire alliance avec l’extrême droite: ça a donné de très bons résultats: une reproduction très réaliste du mur de Berlin et un gouvernement qui accumule les scandales de corruption (la famille du préc´dent premier ministre mouillée jusqu’à la pointe des cheveux, l’actuel sur le point de se faire virer, l’ancien président tombé dans une affaire d’agressions sexuelles) pendant que l’élite dirigeante fait l’air de rien ses valises et déserte le navire qu’elle est en train de faire couler.
Les limites de la démocratie représentative sont atteintes quand les parlementaires élus ne savent ou ne peuvent plus représenter leurs électeurs. Les écarts sociaux sont si grands qu’ils ne connaissent rien l’un de l’autre (voyez le parlementaire Dassault par exemple). Ou comment expliquer qu’un parlementaire de droite élu dans des bassins miséreux puissent voter des lois, sous pression d’un parti, qui doivent profiter à une minorité des gens qu’ils représentent. On tend alors vers l’oligarchie. C’est ce qui se passe, pour l’instant.
La démocratie n’existe pas. La démocratie représentative est en fin de vie et cela ne vous suffit pas. On est pas prêt de s’occuper des trois piliers du développement durable. J’ai honte de faire partie de l’espèce humaine.
Fab a répondu le July 6th, 2008 @ 10:03 :
Collez vous une balle alors… ou allez vivre dans un désert quelconque comme tout bon misanthrope qui se respecte…
y’a des gens j’vous jure, on se demande pourquoi ils prennent la peine de se lever tous les matins.
Ben voyons,
puisque la réponse n’est pas la “bonne” supprimons la réponse (le réferendum)…
Je pense plutôt qu’il faudrait créer une carte d’électeur européen. Et procéder à un seul réferendum, le même jour, dans tous les pays. Ainsi prendrait on conscience de notre union, de notre force, de notre intéret commun.
Ce n’est pas le referendum qu’il faut éviter, c’est le caractère national de la consultation.
Et puis pour le reste il faut revoir la constitution. Une vraie, simple, efficace. Et là encore agir démocratiquement par le vote tous ensemble. Vive l’Europe…. démocratique….
“Se plier à l’opinion du peuple, ce n’est pas une garantie, c’est un risque.”
C’est ce que pense Khadafi aussi : se plier à l’opinion de son peuple, c’est prendre le risque de perdre le pouvoir.
Juste une chose : on a souvent dit que les Français en 2005, et les Irlandais en 2008, ont voté sans avoir lu le texte. C’est sans doute vrai pour une bonne partie d’entre eux. Moi-même j’ai voté non sans lire le TCE entièrement : trop ardu. Ça ne m’a empêché de m’informer (beaucoup) sur ce texte.
Mais le problème c’est que je ne suis vraiment pas sur que nos parlementaires ont lu le Traité de Lisbonne. D’une part, certains n’ont probablement pas les compétences pour le comprendre. Et d’autres part, ils sont bien trop occupé entre les travaux parlementaires, leurs mandats de maires-conseillers généraux-présidents de la communauté de communes, sans oublier les foires à la saucisse et les concours de Miss Camping, où il est toujours bon de se montrer pour préparer sa réélection.
Tristan a répondu le June 17th, 2008 @ 11:14 :
Thomas> Tu dis : “C’est ce que pense Khadafi aussi : se plier à l’opinion de son peuple, c’est prendre le risque de perdre le pouvoir.” Je me demande si ce n’est pas l’inverse. Lors de l’épisode des infirmières bulgares, l’opinion libyenne était qu’elles étaient toutes coupables et qu’il fallait qu’elles payent. Khadafi, dans ce cas précis a suivi son opinion publique et les a laisser croupir en taulle pdt des années… Pas tjrs top l’opinion publique.
Aux autres> Ne pas être favorable au referendum, ce n’est pas être contre le peuple. Encore une fois, on élit démocratiquement nos représentants ou alors passons nous du Parlement. À lire certaines remarques, je me demande si l’appétit des referendums ne cachent pas, pour le coup, un anti-parlementarisme un peu de base.
je suis impressionné par ce blog, et je dirais que si tu penses cela, a ce moment la Solution reste la démocratie à la chinoise. Il faut laisser la politique aux politiques sans interférence possible. Car seuls les politiques ont une vision à long terme et ce sont des professionnelles. Faisons nous de la démocratie dans une entreprise ? votons nous pour le PDG ? non alors pareil pour le pays. C’est la grande idée des pays ‘néo-communistes’.
Ainsi exit le peuple qui vote mal. Car ceux qui votent seront gentiment encadrés par le parti et pour évoluer il faut bien penser. Encore mieux que la pseudo-démocratie à l’américaine.
Alors effectivement un tel système est un rêve pour nos dirigeants ! des politiques ayant les mains libres et sans les critiques et sans les grèves ou autres protestations. Que l’on ne s’y trompe pas, le traité de Lisbonne était un vol manifeste de la démocratie avec un mode de Grand Electeur (les députés européens) pour élire le Gouvernement Européen.
Hélàs, ce système peut permettre à un dirigeant d’assouvir sa soif de despotisme bien plus facilement que dans nos démocraties. Louons que les dirigeants chinois ne soient pas comme ceux de la Corée du Nord!
Je préfère et de loin, une démocratie représentative à la Suisse plus proche du peuple qui me semble être le garant d’une politique moins corrompue et moins dictatorial et moins extrême.
Bon, ok, maintenant j’aimerais qu’on m’explique pourquoi les élections européennes ont un taux d’abstention si fort???
Vous voulez voter? Vous voulez faire entendre votre voix? Alors QUI SONT ceux qui ne se déplacent pas lors de ces élections? Bien sûr, PAS UN des nonistes qui s’expriment ici ou ailleurs. Marre à la fin.
(si y en a un qui me dit que ne pas voter aux européennes c’est ne pas cautionner ce système, je sors mon pistolet à bouchon).
clotilde, je suis un noniste et je VOTE aux européennes, alors, stp, arrete tes prejugé a deux sous, encore de la propagande ouiouiste
VinZ a répondu le June 18th, 2008 @ 13:44 :
Pareil…
j’ai même voté pour la liste PS sud-est de Rocard en 2004, c’est dire…
mais oui loupblanc mais oui, tu as raison, je ne devrais pas faire de statistiques à deux balles et agresser les intervenants de ce blog qui ne sont pas représentatifs du désintérêt grandissant pour la chose politique.
Il n’empêche que parmi mes nombreux potes nonistes, une très grande majorité a eu la flemme d’aller voter aux dernières européennes, alors désolée, mais ça continue à me faire rire ce “on ne nous écoute pas”.
Sans parler de ton cas personnel, on en reparlera aux prochaines européennes, on parie?
Mais tu as raison, je suis un peu de mauvaise foi quand “je” perd… :)))
Votre article serait tragique s’il n’était comique. Dissoudre le Peuple ou exiger de lui qu’il se conforme à la seule forme valable de démocratie, le parlementarisme. Vous oubliez tout de même quelques aspects de la question: d’abord le referendum ne se confond pas avec la démocratie d’opinion; mais se tient après une campagne référendaire où le citoyen a eu l’occasion d’écouter les orateurs des deux camps. En 2005, on a pu voir une évolution dans la dite “opinion” puisque les sondages donnaient initialement le “Oui” largement champion, constation que l’on peut à nouveau faire trois années plus tard en Irlande.
Ce n’est pas l’individu untel qui vote, mais le citoyen, c’est-à-dire une forme abstraite. Vous pouvez estimer que ce n’est que foutaise, mais alors c’est bien le Peuple qu’il faut dissoudre: pourquoi le Peuple voterait-il plus à chaud pour une consultation référendaire que pour un parlementaire ? C’est le problème de la confiance, elle ne se partage pas, elle est donnée ou pas.
Comme quelques autres l’ont écrit, poseriez-vous seulement cette question si le Peuple Français n’était pas allé contre votre conviction personnelle en 2005, et que le Peuple Irlandais n’en avait fait autant ?
C’est tout le drame de la Politique, le Bien n’existe pas, il est à décider collectivement. Vous prenez enfin l’exemple de la peine de mort, et justement un sujet comme celui-ci mérite d’évidence un referendum, à moins que vous ne puissiez envisager d’être contredit par la collectivité. C’est une question simple qui interroge au plus haut point notre vivre ensemble, ce n’est pas une question très technique ou administrative. Et si vous craignez que le Peuple puisse prendre une décision mauvaise à vos yeux, eh bien tant pis pour vous. Il n’en reste pas moins que seul le Peuple est souverain, ses représentants ne le sont pas, eux.
Quant à votre conclusion, c’est peu dire que je ne la partage pas. Pourquoi les parlementaires seraient-ils plus à même de s’abstraire de la pression médiatique qu’un autre citoyen ? Pourquoi croyez-vous qu’ils ne votent pas également “à chaud” ? Mystère.
Que de généralités pour masquer la morgue de la déconvenue.
aie a répondu le June 25th, 2008 @ 13:55 :
y’a qu’a voir les commentaires des supporters du oui quand ils ont appris les résultats…. http://www.acrimed.org/article2922.html
C’est une évidence , la démocratie est une chose bien trop sérieuse pour la laisser aux peuples…
Quels cons ces prolos!
L’argument de la démocratie représentative serait adéquat dans un contexte où le parlement français serait….représentatif, ce qu’il est très loin d’être. Il suffit de prendre pour exemple la représentation des parties politiques, mais on peut aussi prendre le critère ville/campagne. Je ne parle même pas du problème du Sénat.
Le problème n’est pas démocratie directe ou représentative, c’est l’absence de démocratie au niveau national et européen.
Quand à la démocratie d’opinion, et le rôle des médias, ils ont plutôt militer en faveur du “oui”, donc la encore je ne comprends pas l’argument.
Il faudra bien songer un jour à tenir compte des gens si les élites veulent faire l’Europe.
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