L’institut PMF organisait ce 29 mai à la Sorbonne, une table ronde sur la démocratie d’opinion avec Régis Debray et Jacques Julliard. J’en ai extrait pour vous quelques passages qui touchent à l’Internet.
Dans cette séquence, Julliard avance que notre pratique démocratique est modifiée en profondeur par les nouveaux moyens qu’a l’opinion de s’exprimer, notamment à travers les blogs. (env. 1mn)
Debray évoque ici un changement de “mediasphère” qui pourrait être fatale à la république ou à la démocratie. Le net relèguerait les journalistes ou les “directeurs de l’opinion” au second plan. (env. 3mn)
Enfin un passage où Julliard considère que la blogosphère n’est pas l’ère des foules mais celle des publics. (env. 2mn)
Pour écouter toute la conférence sur la démocratie d’opinion (presque 2h), c’est ici.
NB : Le Monde de samedi devrait reprendre une partie de l’intervention.
Note de service geek : Si vous accédez à egoblog via un iphone ou un ipod touch, voilà à quoi ça ressemblera.
4 Commentaires pour "Debray-Julliard, regards croisés sur le net"
Merci pour l’info.
Nous allons donc prendre connaissance, avec circonspection, de cette tribune entre conservateurs chevronés.
J’ai l’impression que Debray a raté un wagon. La plupart des journalistes comme Pierre Nora et Marcel Gauchet de la revue le Débat, ou Pierre Assouline, au départ effrayés par les “reporters citoyens” et Cie commencent à retourner leur veste.
Je ne sais pas si tu écoutes les chroniques de Bruno Patino sur France culture, je le trouve toujours assez jubilatoire sur les nouveaux médias et Internet. Je ne sais pas à quelle heure ça passe, je suis abonné au Podcast et ça vaut vraiment le coup.
Tristan a répondu le May 31st, 2008 @ 19:53 :
Antoine> Je m’abonne. :)
Je trouve au contraire assez pertinente l’intervention de Debray. Depuis Théophraste Renaudot, les journalistes se comportent comme un clergé. Une caste qui fricote avec les pouvoirs dont elles transmets (ou traduit ou critique ou décrypte) les paroles au bon peuple. Aujourd’hui que l’information peut passer directement du producteur (le politique, l’expert…le sportif) aux consommateurs, les médiateurs se retrouvent de fait en concurrence avec ceux qui furent auparavant leurs lecteurs, auditeurs, téléspectateurs…
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