50 millions de fiches cartonnées concernant 17,5 millions de personnes et méticuleusement mis sur pied par les nazis sont dorénavant accessibles au public.
«On a ici la preuve écrasante que l’holocauste a existé, insiste Paul Shapiro, le directeur du centre de recherches du mémorial de l’Holocauste de Washington, qui militait depuis des années pour l’ouverture des archives aux historiens. Dix-sept millions de personnes ont été tués ou victimes du travail forcé. Quel meilleur argument à jeter à la face de quelqu’un comme le président iranien, qui prétend qu’il y a tout au plus eu peut-être quelques milliers de victimes ?» [Via Libération du jour]
Une initiative à saluer à l’heure où le vieux chef frontiste bien de chez nous, remet le plat sur le “détail” des chambres à gaz.
«L’ouverture des archives permettra enfin de se livrer à un véritable travail de recherche sur certains groupes de victimes telles que les homosexuels, sur lesquels on ne sait aujourd’hui encore presque rien», estime pour sa part le directeur de la Fondation des lieux de mémoire du Brandebourg. [ibid]
Il faudra étendre ce travail aux homos d’Iran qui “n’existent pas“…


8 Commentaires pour "Des fiches nazies contre les charognards de la mémoire"
Si je peux me permettre, je souhaite surtout que les homosexuels iraniens ne se fassent *pas* ficher par les mollahs !
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Grom> Vaut mieux pas en effet…
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Bouleversant.
Le président Iranien joue de mal chances ces temps ci, ses (fou)thèses conspirationnistes et négationnistes ont pris du plomb dans l’aile.
Je ne sais quel argument les négationnistes font pouvoir sortir pour sauver leur sordide entreprise de désinformation.
Il est sans doute nécessaire de faire circuler cette information évidentes pour nous tous mais peut être necessaire où le doute est devenu une arme de propagande…
Merci
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peux-tu nous dire comment accéder à ces fiches?
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Damien> En fait, je crois qu’il faut être historien mais je n’ai pas les détails. Le centre d’archive se trouve à Bad Arolsen en Allemagne. Peut-être peux-tu te rapprocher de la Fondation des lieux de mémoire du Brandebourg pour leur poser des questions.
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Les négationnistes n’ont jamais eu besoin de preuves et cela ne les gène pas. Ils se fondent sur le vieux principe de la calomnie : calomniez, calomniez toujours, il en restera bien quelque chose.
Mais ils ont un vrai talent auquel il faut faire très attention. Ils repèrent une petite faille, par exemple une infime erreur de chiffrage dans un décompte de victimes, et ils partent de cette erreur prouvée pour dire que tout le récit est du même tonneau, donc faux. C’est ce qui a donné aux négationnistes une vraie prédilection pour les souvenirs de Kurt Gerstein. Son témoignage comportait des approximations fantaisistes qui ont été largement exploitées.
Moralité : face aux négationnistes, il ne suffit pas d’être militant, il faut être extrêmement rigoureux.
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…Les documents à l’encre passée…
Ils s’agit de toute évidence de fiches conventionnelles, manuscrites.
“IBM et l’Holocauste”
Le livre d’Edwin Black a fait la Une des quotidiens (février 2001), en associant la grande multinationale américaine IBM, symbole de la mondialisation, au crime de masse le plus horrible du XXe siècle. L’argument est simple : la technologie IBM des cartes perforées aurait permis aux nazis de saisir, de trier et d’analyser une masse d’information considérable, les dotant ainsi d’une efficacité redoutable dans l’organisation de la Solution finale. La logistique IBM, associée aux ambitions exterminatrices nazies, expliquerait l’ampleur du désastre. Si l’ouvrage du journaliste américain, fils de survivants polonais de l’Holocauste, a le mérite de mettre au jour la froide rationalité du crime nazi, on ne peut s’empêcher d’estimer que l’Holocauste est chose trop sérieuse pour être instrumentalisée. Lier IBM au nazisme, au risque parfois de les confondre, c’est tenter de stigmatiser la firme américaine pour en faire l’incarnation contemporaine du Mal. À lire, certes, mais avec la plus grande prudence. –Hervé Mazurel ( amazon.fr )
IBM and the Holocaust
http://www.youtube.com/watch?v=rfevjFskGJA
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Il serait simpliste et ridicule de se fonder sur l’utilisation de la technologie IBM par les Nazis pour qualifier IBM d’entreprise nazie. Néanmoins, il serait trop facile pour cette société de se dédouaner de son passé. Les actionnaires actuels d’IBM ont hérité du bon côté : les profits ; pour être justes, ils doivent également prendre à leur compte les fautes des anciens et, le cas échéant, y porter réparation.
On peut avoir la même exigence, encore plus impérieuse, pour les successeurs d’IG Farben, les fabricants du Zyklon B - le gaz des chambres à gaz. IG Farben a été démantelé mais ses héritiers ont encore des participations dans les plus beaux fleurons de la chimie européenne.
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