Apparement les médias ne savent pas trop. Ils ont bien conscience qu’il y a un enjeu de présomption d’innocence qui se joue quelque part, mais ça reste assez flou. Ils se disent aussi que la fille violée et ses enfants portent aussi son nom. Mais bon. Ils sont tiraillés. Le bonhomme est tout de même un monstre.
Et au final ça donne quoi ? Eh bien ça donne par exemple le journal Libération qui fait l’exploit de publier dans un même mouvement, un papier qui protège l’anonymat de la famille en parlant de “Josef F.” (bravo Christian Fillitz) et un autre donnant le nom complet du personnage.
Et ailleurs ? C’est pire.
Mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de cette satanée présomption d’innocence.


12 Commentaires pour "Autriche : Doit-on dévoiler le nom du bourreau d’Amstetten ?"
Ah la présomption d’innocence, vaste utopie devant la chasse au scoop mais pas seulement, ca me rappelle Nicolas S. jadis ministre candidat qui annonçait l’arrestation de “l’assassin du préfet Erignac” Yvan Colonna.
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Oui j’ai remarqué cette petite erreur de coordination aussi. Mais globalement, tous les médias donnent le nom. Je sais pas ce que dit la loi autrichienne sur la présomption d’innocence ou s’il y a une directive européenne à ce sujet. En tout cas tout le monde a l’air de s’en taper.
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Il faut quand même préciser que lorsqu’un accusé passe aux aveux, la présomption d’innocence, déjà trop souvent malmenée, perd encore plus de chances d’être respectée. Ça n’excuse pas tout, mais ça me pousse à une certaine indulgence concernant les médias. Indulgence que je n’aurais pas s’il n’avait pas avoué.
Dans un cas comme celui-ci, moi-même je n’aurais pas révélé le nom, mais ça aurait plus été dans un soucis de protection des proches et des victimes que de respect de la présomption d’innocence de l’accusé.
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La presemption d’innocence, et donc dans ce cas là, l’anonymat du presumé coupable doit servir essentiellement à preserver ses victimes. Ils est dommage de jeter en pature à la presse des personnes qui n’ont dejà que trop souffert d’une situation absolument atroce et inacceptable.
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la presomption d’innocence s’applique à toute personne qui n’a pas été reconnu coupable par un tribunal dans le cadre d’un proces juste et equitable et ceci, meme s’il a pu passé des aveux (une bonne partie des aveux sont (pour moi) arraché à des gens privé de sommeil, privé de recul face à un flot de question les submergeant, etc…), donc marc, lorsque tu parles de cet “accusé” en le jugeant coupable, tu t’emballes un peu trop vite.
et cette presomption d’innocence n’est pas faite pour proteger les eventuelles victimes mais plutot pour proteger l’accusé ET ses proches; sinon, c’est le lynchage assuré pour tous les crimes “horribles”.
:)
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pardon, je voulais dire : c’est le lynchage assuré pour tous les accusés de crimes horribles
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Dans Libération du jour, en haut de la page 10 :
“Lieux du Crime. Reportage dans la maison de l’horreur où Elisabeth F. et ses enfants ont été enfermés…”
Qu’on m’explique l’intérêt d’anonymiser le nom de la fille pour donner celui du père… Ils portent le même nom !
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D’ailleurs les medias sont biens discrets sur la maladie de la fille a l’hoptial et sur l’etat de sante genral des enfants (risques forts de consanguinite).
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Jacqueline SIMON a répondu le 1/05/2008 @ 0:11 :
Les dégats dus à la consanguinité sont une vieille lune répandue dans les sociétés rurales portées à l’endogamie, pour les convaincre de chercher mariage en dehors de la famille. En fait, elle ne présente de gros problèmes que dans le cas de maladies génétiques dont le risque est, dans ce cas, multiplié au carré. Sinon, il y a des peuples qui ont pratiqué des mariages familiaux sans dommages excessifs (par ex. les pharaons épousaient leur soeur) En revanche, aucun être humain n’est fait pour passer sa vie enfermé et les enfants moins que les autres. Le mauvais état de santé, dans ce cas, est la conséquence du manque de soins et d’hygiène. Tout cela devrait se préciser avec l’enquête.
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La présomption d’innocence est importante pour mener une instruction complète avec une enquête sérieuse. La durée des faits rend nécessaire la découverte d’un coupable mais aussi des complices.
Le jugement bâclé d’un accusé que tout accable est une solution facile mais la justice n’y trouverait pas son compte. En particulier, le rôle de la mère doit être examiné. Son ignorance qui l’assimile à une victime est assez invraisemblable pour y regarder de plus près.
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D’après les citations de médias autrichiens que j’ai pu lire ici et là, j’ai l’impression que l’accent a été mis là-bas sur le nom de la famille pour éviter de parler d’une “affaire d’Amstetten” (du nom de la ville), en préférant utiliser le nom du coupable présumé. Hélas aussi celui des victimes…
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Irène> je viens d’entendre sur France-Info un éditorialiste autrichien qui semblait dire que dans son pays, ils utilisaient Josef F. pour protéger les victimes et parce que ce serait la loi.
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