… cette émigration massive vers les pays d’Europe des forces vives du continent [...] n’est-elle pas le signe d’un manque d’amour des citoyens africains pour leurs patries ? [...]
Cette frénésie chez certains Noirs d’Afrique de vouloir troquer leur nationalité voire leur identité au profit de celles de certains pays occidentaux ne participe-t-elle pas aussi à cette déliquescence de la souveraineté des Etats africains ?
Ayaovi Agbobli, dans une Tribune sur l’Arche de Zoé (Libération du jour)
Si des africains viennent mourir sur nos côtes européennes, ce n’est pas pas par désamour de leur patrie, ni par défaut de souveraineté de certains états africains. Mais parce que ces individus n’en peuvent tout simplement plus de vivre là où ils vivent, de subir des injustices, des agressions, des discriminations, des famines ou la guerre.
Cette affaire de l’Arche de Zoé est en train d’alimenter un discours angélique sur la souveraineté des états africains, dont les premières victimes seront les immigrés eux-mêmes. Et ça me désole.







1 commentaire pour "Arche de Zoé : un procès contre l’immigration ?"
Les membres de l’Arche de Zoé ne font pas figure d’illuminés. A mon avis les donateurs sont des gogos qui ont manqué de discernement et la mésaventure devrait leur servir de leçon. Les responsables de l’expédition, en pleine conscience, ont fait injure aux droits humains les plus élémentaires.
Une preuve qu’ils agissaient avec préméditation ? - Le logo sur leurs tee shirts “children rescue” reprenait le graphisme et les couleurs des tee shirts MSF, une ONG unanimement respectée. Il est facile d’imaginer la confiance produite chez des gens qui ne lisent pas nécessairement l’anglais et qui se fient à une image connue.
Leur projet, comme celui de beaucoup d’oeuvres d’adoption, me rappelle les “madames” poudrées du XVIIIème siècle. Elles faisaient venir des colonies un petit négrillon ; une fois pomponné et enrubanné, il servait de poupée de salon. Comme un perroquet ou un chien, il avait sa place pendant qu’il amusait la société puis il commençait à lasser, il grandissait. On le renvoyait donc à son destin subalterne. Les enfants n’ont pas vocation à absorber le trop plein affectif d’étrangers à la bonne volonté aléatoire.
Les gens qui veulent réellement aider les enfants font du parrainage pour améliorer leurs conditions de vie sur place et ne se conduisent pas en consommateurs d’enfants si bon-marché.
Jacqueline Simon
http://www.jacquelinesimon.com
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