Je remercie Caroline Delage, qui anime l’émission Paroles du monde sur la chaîne Public-Sénat, pour son invitation. L’occasion de revenir sur notre projet de video-blog blogtrotters.fr tourné au Darfour le mois dernier.
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6 Commentaires pour "Interview sur le Darfour dans l’émission “Paroles du monde”"
Le “sujet” Darfour n’est plus autant sous les feux de l’actualité ces jours-ci, pourtant ce serait le moment pour les médias de suivre de près les politiques pour être certain que les belles paroles soient suivies d’action. Je ne doûte pas de la position de la France, en terme de défense des droits de l’homme, j’ai une grande estime pour Bernard Kouchner, mais en ce qui concerne la communauté internationale dans son ensemble, les choses sont plus lentes à mettre en place, on a vu ce que cela a donné pour le Rwanda. Il faut agir, merci à vous de témoigner ainsi.
Cordialement,
http://mitterrand.2007.over-blog.com
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À tous> Il y a 2 coupures qui ne sont pas de mon fait.
Tonton> Bien d’accord avec vous.
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Alors là franchement, je trouve le com de Tonton difficile à avaler. Y aurait-il là-aussi une autosatisfaction insupportable telle qu’on peut la voir dans tous les journées télévisées, qui nous disent sans arrêt que si Kouchner n’était pas là, il ne serait rien fait pour le Soudan de par le monde? (”la communauté internationale est PLUS lente”). Marre marre marre d’entendre ce genre de trucs. J’espère de tout mon coeur que notre ministre fera quelque chose mais nier le travail des autres pays, y compris celui des opinions, et pas seulement des politiques, est devenu insupportable et pour tout dire contreproductif. Il y a des années que l’opinion américaine se mobilise pour le Soudan, dans les écoles, les universités et dans beaucoup d’autres cadres, et je suis sûre que c’est le cas dans d’autres pays moins “médiatisés”. Nous n’avons certainement pas de leçon à donner à qui que ce soit, sauf peut-être à la Chine et à la Ligue arabe qui refusent de parler de génocide.
ça me rappelle le commentaire affligeant de démagogie d’un journaliste de 20h, lorsque Kouchner avait dit que la France allait redonner des fonds aux palestiniens du fatah, et que cette position avait été imitée dix minutes plus tard par les US (genre la France montre la voie). Non mais de qui on se fout là?
Je crois surtout que si la France était un peu plus humble et concrète les choses pourraient avancer plus vite, parce que qu’est-ce que ça doit énerver les autres! Mais j’ose espérer que le personnel diplomatique n’est pas aussi bêtement démago que nos journalistes. Quant à finir par le Rwanda, dans le même paragraphe, si le rôle de la France n’avait pas été aussi odieux, j’aurais rigolé. Je finis en disant à Tonton qui ne me connaît pas que je suis (encore) socialiste, que je ne suis pas en permanence obsédée par le sale rôle de la France en Afrique (quoique je devrais peut-être) , mais que quand même, il faut faire attention à ce que le ridicule ne nous tue pas. Sinon, sur le fond et sur le caractère urgent de la chose, je suis bien entendu d’accord avec vous ;)
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Penser que le gouvernement soudanais est le principal responsable et que la présence de la CIA sur place a pour but de prévenir une “alquaïdaïsation” de la région me parait bien naïf, même si c’est l’analyse plus ou moins consensuelle des grands medias. Il faut comprendre que la guerre du pétrole a déjà commencée, qu’elle est globale, qu’elle se manifeste sous diverses forme, au Darfour ou en Irak, en Afghanistan ou aux Philippines, demain en Iran et en gros partout où se situent les dernières réserves. Le Soudan n’a cessé de développer sa production pétrolière ces dernières années. La Chine y est fortement implantée et compte sur place des dizaines de milliers d’ouvriers chinois. Chevron est également implanté dans le Sud, tout comme TotalFina-Elf. La production pétrolière peut encore être considérée comme moyenne en comparaison des grands sites d’extraction pétrolière mais les sites soudanais ont l’avantage d’être encore peu exploités et pourraient continuer à fournir du pétrole pendant une bonne quinzaine d’années.
Le but de la politique étrangère américaine est la chute du régime soudanais et son remplacement par un régime fantoche de plus, mais sans avoir ici à intervenir directement(d’où les pressions pour l’intervention de l’otan ou d’une force africaine). Cette politique est inévitablement appuyée par une présence de renseignement et de forces spéciales sur le terrain, opportunément affublée de l’étiquette guerre au terrorisme —ce merveilleux sésame des champs pétrolifères… ;-)
Renan
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Il faudrait rappeller à Clotilde qu’il n’y a pas de génocides, les seuls à employer ce terme sont des peoples, des assos assez ambigu, les gouvernements américains, israéliens et britaniques. On parle de génocide quand il y a volonté d’éliminer un peuple. Qui veut éliminer quel peuple? Aucun, les djandjaouid sont composé surtout d’arabes mais aussi de “noirs-africains” et attaquent des villages “noir-africains” mais aussi arabes. Pas de volonté d’éliminer un groupe de population spécifique = pas de génocide
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Bibi> En fait, ils ne sont pas les seuls. L’an dernier des représentants du HCR avaient aussi laché le mot à des correspondants de la BBC (ce qui avait, il est vrai fait grand bruit).
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