Jack Lang vient d’accepter de rejoindre le comité de réflexion sur les institutions lancé par Nicolas Sarkozy. Ce qui est son droit le plus absolu. L’ancien ministre explique :
“C’est un combat ancien que je mène pour réformer nos institutions. Je dirai même que c’est l’un des combats de ma vie, que j’ai mené auprès de Pierre Mendès-France, auprès de François Mitterrand, de Lionel Jospin”
Que Jack Lang ait mené un “combat” pour réformer les institutions auprès de François Mitterrand ou de Lionel Jospin, je veux bien (ce n’est pas à moi de discuter ces points), mais qu’il l’ait fait auprès de PMF, là, ça me pose un petit problème… de formulation à tout le moins.
J’ai fait une rapide recherche dans nos archives familiales, interrogé quelques anciens proches de PMF, notamment mon père et nulle part, le nom de Jack Lang apparait. Sur les questions institutionnelles, PMF savait effectivement s’entourer et avait des personnes qualifiées qui travaillaient “auprès” de lui. Mais pas Jack Lang. Le terme “auprès de” ne me semble pas convenir. Que Jack Lang ait suivi PMF dans ses réflexions, qu’il s’en soit inspiré dans sa vie politique, soit. Mais qu’il ait combattu “auprès de PMF” me semble une tournure excessive.
PMF s’est battu pour la réforme des institutions française. Il a d’ailleurs écrit une somme de référence : “la République moderne” au début des années 60 (alors que le tout jeune Jack Lang venait à peine d’intégrer le PSU). Dans ce livre fondateur de la pensée de PMF sur les institutions, nulle mention de ou de remerciements à Jack Lang.
Enfin, j’ai toujours un peu de mal à comprendre qu’on puisse se revendiquer de PMF et de Mitterrand dans un même élan, tant leur destinée, leur parcours ou leur posture politique m’apparaissent bien différentes.
28 Commentaires pour "Billet ouvert à l’attention de Mr Jack Lang à propos de PMF"
Sans me prononcer sur la réalité de la collaboration de Jack Lang avec PMF, je noterai (perfidement) que ce dernier et François Mitterrand se sont au moins rencontrés dans l’élan (et la cohue) du 21 mai 1981 :-)
Grom> C’est vrai. :) Reste un débat sur ce qu’ils ont pu se dire. Une amie qui fut très proche de mon grand-père et qui était présente me certifie que la phrase qu’on prête à Mitterrand est fausse…
Et pan sur le bec de Djaaaack !
Lancelot> C’est pas forcément mon objectif. ;)
Précision : mon idée n’est pas de casser Jack Lang, mais de critiquer la formulation qu’il emploie quand il évoque PMF.
Excusez mon inculture, mais quelle est cette fameuse phrase ?
GroM> « sans vous rien n’aurait été possible ».
Face à des journalistes ignares et serviles qui sont incapables de relever la moindre erreur ou le moindre mensonge chez un interlocuteur politique, que voulez-vous, il suffit de prétendre à, et le tour est joué. C’est du Sarkozysme. Je suis en train de lire le remarquable ouvrage de Me Boulanger consacré à Pierre-Mendès France, et, en matière de droiture, de rectitude, au milieu d’un certain nombre de margoulins, il se plaçait, avec une dignité constante, il lui aura seulement manqué pour réussir, ce qu’il se refusait précisément, d’être lui aussi un “tueur”, je veux dire d’avoir cette volonté d’atteindre ses objectifs, coûte que coûte, car, finalement, “la politique”, c’est aussi une guerre…
Jean-Marc a répondu le February 2nd, 2008 @ 9:54 :
Je suis toujours étonné de la façon dont cetains socialistes se fondent comme un sucre dans la tasse de thé (ou le verre de coca) de l’ultra-libéralisme… Merci Monsieur Jack Lang de “combattre” aux côtés de Monsieur Sarkozy pour réformer nos institutions… En fait en cachant aux citoyens les vraies raisons du mal. Quelles sont-elles ? Je ne résiste pas de vous retranscrire ici un article de l’OCDE (relatif à l’éducation, par exemple)pour vous mettre sur la piste :
“…Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangeureux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population.” (Cahier de politique économique” n°13 de l’OCDE)
Mais pourquoi de telles politiques, pourquoi de telles manoeuvres ?
La réponse est simple : SABOTAGE AVANT PRIVATISATION.
Les grèves proposée par les syndicats contre la réforme des istitutions, servent à ceux qui nous gouvernent car devenant de plus complices du désordre et jettent donc le discrédit sur la qualité du service rendu…
Pour obtenir facilement le consentement de l’opinion pour la privatisation des services publics, la stratégie la plus souvent utilisée consiste à organiser préalablement le sabotage des services publics, afin que leur inefficience puisse servir de prétexte à leur privatisation. Cette stratégie a été massivement appliquée en France comme dans tous les pays voisins par ceux qui nous gouvernent qu’ils soient de gauche ou de droite.
Merci Monsieur Lang de “combattre” pour des causes loin de celles voulues par PMF…
La faute en est à l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services, ou en anglais GATS - General Agreement on Trade and Services) si curieusement avalisé en son temps par les socialistes. C’est un accord multilatéral élaboré par l’OMC depuis 1995 sous l’impulsion des Etats-Unis, et qui concerne les “services” au sens très large du terme.
En fait de “services”, l’AGCS prévoit la privatisation totale de L’ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS: la distribution d’énergie (gaz/eau/électricité), les postes et télécommunications, les services liés à l’information, les transports publics, la gestion du chômage et du logement social, mais aussi la santé et l’éducation dont l’accès sera ainsi réservé aux plus favorisés. On introduira ici la notion de CLIENT et non plus d’usager… Tout cela se faisant sous le regard complice des médias qui appartiennent déjà à des grands groupes privés.
Au total, l’AGCS prévoit la libéralisation totale de 160 secteurs d’activité, dont certains représentent de fabuleux marchés mondiaux qui excitent depuis longtemps la convoitise du secteur privé (2000 milliards de dollars pour l’éducation, 3500 milliards de dollars pour la santé).
France-Télécom, l’ANPE et l’ASSEDIC sont maintenant des structures régies par les lois du privé. La notion de service disparaît. La Justice même se voit “privatiséeé : pourquoi divorcer devant un notaire ? Pour pratiquer des actes “privés”… qui n’ont plus rien à voir avec des notions de droit, de justice et d’équité.
Les services publics de l’information se voient actuellement “dépouillés”. Les partis politiques eux-mêmes, deviennent des groupements d’intérêts financiers : la directrice de Coca-C*** Europe qui tient compagnie au premier ministre Fillon lors du Forum de Davos en Janvier 2008 en est l’exemple même.
Le Directeur de la Société Générale, Monsieur Bouton, ancien collaborateur de Monsieur Juppé : tiens, on se prend à se réveiller…
Et à vous, cher Monsieur Lang, qui vous tient la chandelle dans votre souhait de “réformer les institutions”?
Madame Lagarde, véritable VRP commerciale au service d’intérêts américains ne rêve déjà plus d’une Europe sociale, culturelle, humaine voulue par nos aînés (et je n’oublie pas ici Pierre Mendès-France). Mais d’une Europe dure du fric et de la finance…
Une Europe d’écoles privées destinés aux enfants aisés, d’agent ANPE munis de détecteurs de mensonge comme en Grande-Bretagne, d’Universités au service de trusts industriels (pourquoi pas d’armement)…
Et les socialistes dans tout ça? Ils ont déjà vendu leur âmes et je ne parle pas que de Strauss-Kahn…
Et les syndicats?
Il y a des organisations syndicales “collaborationistes” du nouvel ordre économique (les dirigeants du premier syndicat français, la CFDT, sont des participants assidus du Forum de Davos par exemple…
Ce ne sont pas de tels partis politiques ni syndicats qui vont défendre vos droits quand les “clients” vous agressent et vous rendent responsables de leur condition, vous insultent, vous les agents de ces institutions en passe d’être “réformées”, que l’on nommait (j’utilise le passé)”service public”… D’ailleurs les “clients” chômeurs ou étudiants ou élèves vont bientôt noter les agents : le salaire au “mérite”… Oui pensez bien aux usagers et aux devoirs que le sercice public représentait… Le premier devoir n’est-il pas celui d’informer?
Informer les élèves apathiques et conditionnés? Informer les citoyens politiquement déçus? Informer les chômeurs blasés? Le consommateur floué? Le malade déshabillé? Le chercheur ou l’artiste méprisé?
Ce qui faisait notre force et notre stabilité en France et en Europe est en train de s’effronder : les régimes de retraite (qui vont être soumis aux lois du marché privé), la solidarité sociale (sabotée délibérément par une gestion machiavélique), l’éducation et la culture, sans oublier la recherche.
Dépouillée de ses deux ailes (la solidarité et la culture) l’Europe ne peut plus voler et tombe au niveau des charognards qui n’attendent que ça…
Qui sont-ils Monsieur Lang ? Il suffit de citer les multinationales supportées par un traité qui est l’AMI. Le principe central de l’AMI est de créer tout un ensemble de droits nouveaux pour les multinationales, au détriment des états et des populations, et sans aucune obligation en contrepartie. Merci de vous faire porte-parole de ces réformes-là. On n’attendait que vous pour nous tirer davantage dans la glue…
Les dispositions de l’AMI permettraient notamment à une multinationale de traîner un Etat en justice (devant une nouvelle juridiction internationale prévue par le traité) dès lors que des réglementations de cet état créent des différences de traitement entre les investisseurs nationaux et étrangers, ou encore s’ils créent des conditions de concurrence déloyale. Comme l’AGCS, le NTM et l’AMI visent à réduire le pouvoir économique des états, et à démanteler méthodiquement et l’ensemble des réglementations sociales et environnementales.
En Février 1998 le “Monde diplomatique” disait déjà :
“Il faut remonter aux traités coloniaux les plus léonins pour trouver exposés avec autant d’arrogance dominatrice que dans l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) les droits imprescriptibles du plus fort - ici, les sociétés transnationales - et les obligations draconiennes imposées aux peuples. A tel point que les négociateurs gardent le secret sur un texte, élaboré au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)…”
Je cite aussi Sylvain Timsit :
“Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.
Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.
A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie…
Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de “droite” et de “gauche” en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux…” Lang ou Sarkozy, au fond quelle différence? Une purge plus douce ou plus forte?
Alors les grève pour défendre nos institutions quoi faire ? Avant de faire grève il faudrait INFORMER et décrire largement l’activité des fossoyeurs du service public qui nous gouvernent. Sans oublier les sympathisants socialistes de ces gens-là qui sont de véritables VRP au service des multinationales ultra-libérales, sillonnant notre planète en recherche de nouveaux contrats. Empoisonnant nos âmes et nous privant de nos libertés fondamentales voulues par des personnes comme Pierre Mendes-France et qui sont le droit à la connaissance et à l’éducation.
Les “clients” devront apprendre à se défendre…
et sans Jack Lang comme avocat.
grellety> Gérard Boulanger est un ami de la famille, on lui a ouvert certaines archives du grand-père (notamment celles relatives à travaux de PMF sur notre généalogie familiale). Je signale aussi l’excellente biographe qu’Eric Roussel lui a consacrée.
Nicolas Sarkozy recycle les vieilles barbes de la gauche plus rien.
Ce pauvre Jack Lang tente de se batir un passé historique pour apparaître autrement présentable qu’au travers de ses paillettes à quatre sous.
Comment de tels opportunistes peuvent-ils oser se réclamer ainsi impunèment de grands hommes comme PMF.
Pauvre gauche dont ce ludion symbolise aujourd’hui l’élite !
Je tiens à préciser encore une fois que je n’ai rien contre l’homme. Et que je ne réagis qu’à la formulation de son intervention. Je dis en ça en prévision de sa réponse dans 20 minutes ici.
Que Lang ait été en sympathie avec PMF, pourquoi pas ? Il est par contre clair que ses visions présidentialistes sont aux antipodes de la conception que PMF a toujours défendu d’une république primo-ministérielle. Venant d’un universitaire averti de cela, l’utilisation du nom de Mendès n’en ait que plus honteuse.
jack lang n’a pas -non plus INVENTé- la fete de la musique puisque que j’en suis l’initiateur à la demande de Maurice PIC, président du conseil general de la Drome pour repondre aux nombreux amateurs de musique dans ce département en 1979… et assurer l’animation du chateau de Grigna, propriété du département
en 1979 nous etions 3000 participants,
en 80 nous avons doublé et nous avons reçu la visite du directeur de la Musique qui venait de PARIS our faire un rapport…et vous connaissez lui suite..
le coucou jack Lang est venu dans le nid…comme souvent.
c’est le chateau de GRIGNAN ( excusez moi ) boldo commentaire 11
Bonjour Tristan,
Merci de cette mise au point.
J’y ajoute pour ma part que l’idéal démocratique de PMF (exprimé notamment dans la République Moderne) était bien éloigné des conceptions concentrationnistes des pouvoirs et présidentialistes du régime que partagent Nicolas Sarkozy et Jack Lang.
En effet, PMF était le promoteur d’un régime authentiquement parlementaire et était opposé à toute forme de présidentialisation. Par cette vision, il a d’ailleurs influencé nombre de générations politiques et parmi elles, les promoteurs de la 6ème République (http://www.c6r.org ; c6r33.free.fr).
Un indice supplémentaire que le travail de Jack lang sur ces question n’était pas si “auprès” de PMF que cela.
amitiés
Je publie ici la réponse de Jack Lang pour être réglo. En répétant une dernière fois que seule sa formulation de “auprès de” me posait problème.
J’ai une idée pour toi…
guy> Du genre ?
mail…
Ce qui est surtout troublant de la part de Lang c’est de se réclamer de PMF sur les institutions alors qu’il défend depuis quelques années une évolution présidentialiste du régime extrêmement éloignée de la vision Mendès France me semble t-il.
Voila ce que propose notamment Jack Lang
Yahoo actualités
“L’existence d’un Premier ministre ne se justifie que dans les régimes purement parlementaires. Dans notre système, elle entretient la confusion”, déclare l’ancien ministre qui estime dans un entretien publié dans Le Parisien que le président de la République devrait alors être responsable devant l’Assemblée nationale.
Soulignant que “le fait présidentiel est aujourd’hui incontournable”, il souhaite que la France se dote d’un “vrai Parlement, maître de son ordre du jour et libéré des entraves sur son droit d’amendement”.
Force est de constater que ces propositions sont aux antipodes des écrits et surtout de la philosophie de Mendès sur la question.
Et après tout Jack Lang a bien le droit de prendre des positions divergentes de celle de Mendès. Il n’a pas besoin d’invoquer les grands esprits de la 4ème ou de la 5ème république pour justifier des points de vue ou des positionnements. A plus de 60 ans et 40 ans de vie politique, ce serait dommage de se coller des tutelles intellectuelles, fussent elles contradictoires.
Quant à se réclamer de Jospin, je ne peux pas m’empêcher une pointe de perfidie… Je ne peux que regretter que Jack Lang n’ait pas mis autant d’énergie à faire vivre l’esprit de la parité dans cette commission où seule une femme -certes jeune et brillante - comme il y en a quelques unes, siège dans cette formidable commission.
Bonjour,
Je trouve que votre note est assez perfide Tristan. Jack Lang a une histoire politique importante et le corriger de la sorte, alors que vous n’avez vous même, pas le même engagement, est à mes yeux injuste. L’expression “aux côtés de” peut tout simplement vouloir dire dans le même parti, avec une facilité à se mettre en valeur, qui n’étonne pas venant du personnage, mais qui ne mérite pas non plus la réponse sèche que vous faites.
Enfin, j’estime que la relation entre PMF et François Mitterrand était bien plus complexe qu’on peut le penser sans avoir vécu cette époque. Il y avait beaucoup de rivalité, bien sûr, mais aussi une admiration réciproque sur de nombreux points!
Cordialement,
http://mitterrand.2007.over-blog.com
Tonton> Honoré de votre présence sur ce modeste blog. ;)
Je ne nie pas les qualités de Jack Lang. Et je ne souhaite pas être perfide. Reste qu’invoquer dans la même phrase son combat auprès de Mitterrand et de PMF m’apparait être une erreur de formulation (d’analogie ?). Son engagement auprès de chacun d’eux n’a pas été de la même nature. Ou alors on mélange tout. Il a été ministre de Mitterrand, pas de PMF. Or, en les citant ensemble cela donne l’impression qu’il a mené le même type de combat pour l’un et l’autre. À quoi s’ajoute le fait que je trouve étrange qu’il revendique PMF pour entrer dans un comité qui doit réformer les institutions alors que Jack Lang et PMF ne pensaient pas la même chose sur le sujet. Pourquoi alors l’invoquer ? Enfin et sans en rajouter, Jack Lang n’est pas mentionné dans la biographie que Jean Lacouture a consacrée à mon grand-père et qui pourtant porte dans le détail sur le parcours de toute sa vie (bon là, je suis peut-être perfide).
Cela n’enlève rien à la réponse Jack Lang et sur le fait qu’il a côtoyé mon grand-père ou qu’ils ont échangé des lettres. Il n’en reste pas moins que ça ne le place pas dans le cercle rapproché de ceux qui ont combattu toute leur vie au côté de PMF.
Pour la question de Mitterrand/PMF, oui, leurs relations étaient complexes. Mais au-delà des relations, il a la route politique que Mitterrand et Mendès traçaient et qui, convenons-en, n’indiquait pas la même direction.
Rebonjour,
Merci beaucoup de vos explications…
En tout cas, vous aurez au moins trouvé un lien de plus Mitterrand/PMF, c’est… Jean Lacouture, qui s’est intéressé à ces deux grands personnages de la gauche française. ;-)
Je trouve bien que vous ayez repris la lettre de réponse de Jack Lang, mais si je peux me permettre un commentaire de plus en profitant de votre hospitalité, je l’aurais pour ma part mise un peu plus en valeur, non dans les commentaires, mais à la suite directe de votre texte.
Enfin, pour les “routes politiques”, peut-être y a-t-il autant desdites routes que la population française!! Ce qui importe à mes yeux aujourd’hui, c’est, sans oublier ce qui les différenciait et qui permet à beaucoup de gens de se sentir proches, notamment de la morale de votre grand-père et moins peut-être de celle de François Mitterrand, de trouver le leader qui sera capable de rassembler la gauche et le centre-gauche comme François Mitterrand a su le faire sans doûte mieux que quiconque, donnant à jamais une crédibilité forte à cette “famille” qui se déchire aujourd’hui, mais qui pendant des années (2 septennats!) a prouvé son aptitude à gouverner la France sans ammener le désastre et la guerre.
Si nous avons la mémoire trop sélective, si les querelles de chapelle viennent à bout d’un parti socialiste à bout de souffle, sans qu’un parti de gouvernement nouveau vienne prendre sa place, ce sera alors à nouveau l’opposition assurée pour le prochain quart de siècle au moins.
Bonne fin d’après-midi à vous,
Bien cordialement,
http://mitterrand.2007.over-blog.com
tonton> vous devez avoir un point de vue imprenable d’où vous êtes. ;)
J’avoue être un peu radical (de gauche). Et j’ai une tendance assez lourde à juger les gens sur ce qu’ils ont fait de pire et pas sur ce qu’ils ont fait de meilleur (dans leur parcours public). Avec cette idée que ce qui compte le plus, c’est bien d’éviter le pire. Bon, c’est peut-être simpliste et pessimiste, mais ça me donne une boussole morale, disons… opérationnelle.
Reste que, et j’en conviens volontiers, le PS, la gauche n’a pas besoin de tensions supplémentaires. Le bashing systématique de ceux de gauche qui se rapprochent de Sarkozy n’est pas toujours justifié. C’est pourquoi, je n’en rajouterai pas sur Jack Lang et lui souhaite bonne chance dans sa nouvelle vice-présidence.
PS : au fait tonton, d’où vous êtes, vous croisez PMF parfois ? ;)
Tristan,
L’”incident”qui semble vous avoir offusqué est bien trop anecdotique pour qu’on puisse voir dans votre “Billet ouvert à l’attention de Mr Jack Lang” autre chose qu’une volonté de créer une micro polémique et de faire un peu parler de vous…
Ha ! Ces ayant-droits…
Quant à cette vision de la politique : “cette idée que ce qui compte le plus, c’est bien d’éviter le pire”, n’est-elle pas un peu désespérée (ante)? Ce discours négatif domine aujourd’hui et transcende le spectre politique. Pensez-vous vraiment que PMF et les autres figures historiques de la gauche française valideraient un tel discours ? Ne vous rappelleraient-ils pas que, de tout temps, les valeurs progressistes censées être incarnées par la “gauche” ont pour objet “d’obtenir le meilleur” et non “d’éviter le pire” ?…
Bien à vous,
Renan
On connait Jack Lang et son habitude de tirer la couverture à lui et même de l’inventer à son profit. Voir les applaudissements des milliers de jeunes pendant la dernière campagne, qu’il a finalement été obligé de démentir. and so on. J’arrive à croire qu’il avait participé à la cérémonie dans la cour de l’Assemblée en 198 3 ? en mémoire de PMF. De là à dire “auprès” et sur les Institutions, c’est n’importe quoi mais cela lui ressemble.
Stop à cette polémique qui n’est qu’une galéjade de plus. Si tu nous renvoyais au discours de Rocard comparant Sarkozy à PMF, dans sa façon de s’adresser directement aux citoyens et de dire qu’il tiendra ses promesses. Il parlait du style pas vraiment de l’homme mais
La force de convictions de PMF me paraît assez éloignée de l’opportunisme de Jack Lang, dans son implication dans le comité de réflexion sur les institutions qui mettra sans doute sur pied un régime présidentiel à l’américaine.
Lire que Jack Lang instrumentalise la mémoire de PMF à des fins personnelles ne me paraît pas juste ni éthique.
Réagir ?
[html friendly]